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DAVID CANDAUX

DC12 Maverik

Boîtier
Titane
Bracelet
Caoutchouc
Boucle
Velcro, boucle-passant 2 crans
Cadran
Maillechort, disque H&M en opale blanche
Etanchéité
50 m
Taille
ø 39.5 mm
Epaisseur
11.7 mm
Mouvement
Mécanique à remontage manuel
Réserve de marche: 96 h, 21600 alt/h
Fonctions
Heures, Minutes, Secondes, Echappement spécial
Double balancier, différentiel central
Référence
DC12 MaveriK
Lancement
09/2025
Collection
DC12
Prix TTC
105'938 CHF
Description

DC12 MaveriK

La DC12 MaveriK est le fruit de dix-sept ans de réflexion. Son calibre C30, entièrement en titane, repose sur un organe réglant inédit, qui lui assure une chronométrie hors norme.

Deux balanciers oscillent de manière indépendante, chacun avec ses propres écarts de marche. Ils ne sont ni synchronisés ni en résonance, et c'est le point central de la complication. Un différentiel planétaire à satellite volant les relie et calcule en temps réel la moyenne de leur marche. De cette moyenne naît une précision qu'un balancier unique ne permet pas.

Cette voie a été ouverte dans les années 1930 à l'École Technique de la Vallée de Joux, dans une montre de poche. En 1996, Philippe Dufour reprend ce concept et le porte au format de la montre-bracelet avec la Duality. Ces pièces atteignent une précision extrême et restent d'une grande exigence de fabrication.

La difficulté tient à l'énergie, ou plutôt à sa faiblesse au niveau du train des secondes. Les deux balanciers y puisent à la même source, là où elle est la plus difficile à distribuer ; ils peuvent se gêner, jusqu'à l'arrêt. La réponse traditionnelle est d'éloigner le différentiel du train des secondes, sur la roue de centre, où il tourne en quatre minutes environ : il ne fait alors la moyenne des balanciers que sur ce cycle, et l'on perd l'essentiel de l'impact chronométrique.

David a cherché dix-sept ans, et trois prototypes, la solution à ce problème. Il a entièrement repensé l'architecture pour le dépasser : le différentiel reste sur le train des secondes, monté sur un amortisseur à ressort spiral. Le satellite ne contraint pas les balanciers, il les accompagne ; il absorbe les variations de force et répartit l'énergie selon le besoin de chacun.

Ce ressort rend le système extrêmement fluide, avec deux conséquences. La première est la précision : à titre de repère, la tolérance de marche admise par le COSC va de −4 à +6 s/jour, quand la DC12 MaveriK est mesurée à l'atelier entre 0 et +2 s/jour. La seconde conséquence est la sobriété en énergie. Deux barillets alimentent le mouvement, et malgré ses deux balanciers, la faible friction du système porte la réserve de marche à plus de 110 heures, dont 96 chronométriques.

Toutes les montres de David Candaux partent de la couronne. La « Magic Crown », à 6 heures, est rétractable et composée de 31 éléments ; elle s'efface dans le boîtier une fois le réglage fait. La placer à 6 heures plutôt qu'à 3 heures libère le flanc droit et conditionne toute l'ergonomie. La boîte est cintrée pour épouser le poignet, et jusqu'au verre saphir, galbé, tout suit cette courbe. À 39,5 millimètres, c'est la plus petite montre de la maison. Elle est étanche à 50 mètres.

À 12 heures, une ouverture du cadran laisse voir le différentiel en transparence. Tridimensionnel et suspendu, il entraîne la petite seconde. Au centre du cadran, le disque des heures et des minutes est en opale blanche, cerclé d'arêtes polies miroir. Les index, en or gris diamantés, suivent la courbure du cadran ; les marqueur s'inscrivent par intervalles de cinq minutes le long du pourtour. Les aiguilles, bleuies à la flamme, captent la lumière.

À travers une large ouverture, le fond révèle les deux cœurs battants du mouvement, en titane grade 5. Deux ponts allongés, tendus comme des arcs et ornés d'un grainage droit inspiré des modèles historiques, portent les balanciers ; un pont central grené neige à la main, affirme sa présence avec sobriété. Anglages intérieurs polis, flancs brossés : chaque finition est tenue au niveau d'exigence de l'horlogerie traditionnelle de la Vallée.
David Candaux est un horloger indépendant établi au Solliat, dans la Vallée de Joux, où l'horlogerie se pratique depuis 1740. Il a fondé sa marque en 2017, après plus de vingt ans à développer des mouvements pour quelques-unes des maisons les plus exigeantes. Horloger-constructeur et ingénieur, il conçoit et développe ses montres, réalisées de manière traditionnelle avec sa petite équipe à l'atelier. Il est le seul horloger à construire chacun de ses mouvements entièrement en titane.