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Delaneau

Les cinq anneaux du Temps et de la matière

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Description

Du fond des âges, l'anneau a toujours revêtu une importance symbolique suprême. Il est la marque de l'autorité et du droit ou la représentation de l'union entre un homme et une femme, entre Dieu et l'humanité. Toujours circulaire à l'origine, il peut contenir l'infinité à l'intérieur de ses frontières, et par conséquent les dimensions du Temps lui-même. Malgré la place importante qu'occupe le Temps dans nos vies, il nous est impossible de l'entendre, de le toucher, de le sentir ou même de le comprendre, car il est toujours présent sous une forme qui reste cachée de nous, mortels.

Cependant, si nous regardons attentivement, nous pouvons sentir le Temps se faufiler dans la structure même de notre conscience et dans les cinq éléments originels du monde qui nous entoure.
Dans ces cinq montres-bagues qui évoquent l'Air, la Terre, l'Eau, le Feu et l'Espace, l'existence réelle du Temps insaisissable a été capturée et immobilisée dans le reflet fugitif et dans l'éclat élémentaire des pierres et des métaux précieux, révélés depuis les profondeurs cachées et secrètes de la Terre.

Si ces cinq anneaux symbolisent la création divine qui est le fondement de notre existence, ils représentent aussi le genre humain – les cinq extrémités de notre corps, les cinq sens que nous utilisons pour comprendre le monde autour de nous, les cinq doigts qui nous servent à toucher, à sentir, à exprimer notre existence même, à façonner notre réalité à travers l'acte de création.
Cinq, ou le pentacle, une union mystique entre les premiers nombres pairs et impairs. Un nombre asymétrique qui devient symétrique quand il double, les quatre points cardinaux plus le centre, symbole de l'ordre, de la perfection et de l'harmonie.

La Terre: La mère des éléments

Révélée le troisième jour de la création, la Terre devint le premier culte d'adoration de l'homme. Symboliquement, elle est en opposition avec le paradis, mais elle fait cependant partie du tout céleste, créée par l'expansion des étoiles et des galaxies ardentes. La chaleur issue de sa création brûle encore dans son ventre bouillonnant, berceau des minéraux et des pierres précieuses, reflets cristallins de son vert luxuriant. Lorsque cet élément contient un fil de la toile du Temps, il en résulte un processus de changement et de création éternel. Une transformation perpétuelle d'une diversité extraordinaire à travers la naissance, le déclin et la réaffirmation d'une nouvelle vie. Dans chaque culture, la Terre Mère est l'élément féminin, le principe passif qui contrebalance la manifestation masculine, procurant un foyer à tous les éléments au sein de ses formes opulentes. Terre sacrée, possédée, modelée, pour laquelle l'on s'est battu, embrassée par le Pape, elle n'appartient à aucune espèce de la création, car la Terre donne et procure sans compter à tous ceux qui l'implorent, avec une égale magnanimité. Comme l'Eau, la Terre est l'origine, mais elle est l'origine de la diversité tandis que l'Eau est l'origine du non discernement. Dans ses entrailles, elle détient les rêves de notre inconscient.

L'Espace: Le temps aux confins de l'infini

Dans les certitudes confortables que nous livre l'astronomie de Ptolémée, l'Espace est délimité par le firmament, la huitième sphère de cristal qui retient les étoiles fixes. Un univers bien ordonné, dans lequel la liberté de l'infini ne se heurte qu'à une seule limite, celle de la fantaisie. Aujourd'hui, nous ne pouvons dire avec certitude si l'Espace existait avant le déclenchement de l'étincelle qui a enflammé l'univers, créant le chaos et la quintessence, matière spirituelle qui, croyaient les anciens, était la source de tous les éléments et au sein de laquelle, tous les éléments existaient. Quand la toile du Temps pénètre dans l'Espace, les scientifiques nous disent qu'elle crée l'Espace-Temps : toutes les dimensions se contractent avec une force telle que même les étoiles géantes se trouvent réduites à la taille de diamants minuscules. Qui peut comprendre des mystères tels que ceux-ci ?
Tout ce que nous pouvons faire, ce que l'humanité fait d'ailleurs depuis des siècles, c'est regarder vers le futur dans l'espoir de découvrir l'inconnu et l'innommé. Pour nous définir, nous-mêmes, dans l'étreinte de l'infini.

Le Feu: Les passions ardentes

Le Feu est l'unique élément que l'homme a été autorisé à contrôler, et c'est aussi celui qui suscite les émotions les plus fortes.
Mais savons-nous si c'est de la passion ou de la colère, lux mundi ou les flammes de l'enfer ?
Il est certain que sans lui, le coeur et le foyer seraient froids et sans passion ; car le Feu est l'incarnation de la transformation et du changement.
Le Feu liquéfié, coule dans les veines du coeur battant de la Terre, le creuset des rubis scintillants. En contact avec un fil de la toile du Temps, le Feu devient éternel, outil fondateur dans l'acte véritable de la création même.
Comme l'Eau, le Feu symbolise la purification essentielle, une purification indispensable à quiconque veut approcher des mondes inconnus.
Libérateur des âmes sur le départ ou spectre de la destruction terrible, le Feu est le signe du renouveau, de la renaissance spirituelle, le feu sacrificiel que l'on dit trait d'union entre le Paradis et la Terre. La chaleur d'une étreinte n'est-elle pas la preuve de la puissance divine du Feu qui brûle à l'intérieur de nos coeurs ?

L'Eau: Le creuset de la vie

Elle recouvre la majeure partie de la Terre, c'est la source et l'origine de toute vie. Dans le mythe de la création, l'Eau fut la première chose que Dieu vit lorsqu'il créa la lumière. Elle-même sans forme aucune, l'Eau épouse la forme et la conscience de ce qui l'entoure. Peu profonde et transparente ou abîme sombre et sans fin, renfermant des secrets qui n'ont jamais vu la lumière du jour depuis des millénaires.
Comme une cascade qui entre dans la surface calme d'un lac, l'Eau symbolise le lieu sacral de la fertilisation entre l'homme et la terre. Les poètes romantiques voyaient en l'Eau l'incarnation du plaisir voluptueux dans des caresses amorphes. Les scientifiques, eux, nous racontent que le creuset de la vie sur Terre, c'est quand l'Eau et le Feu se provoquent l'un l'autre, depuis la nuit des temps. Cette histoire de nos origines diluées à l'extrême coule toujours en nous. Lorsqu'un fil de la toile du Temps entre dans l'Eau, tout est purifié et renouvelé. Dans toutes les civilisations, l'Eau représente l'élément purificateur, la source de la vie. Dans les lacs et les rivières sacrés, sur les fonts baptismaux et aux fontaines des ablutions, l'Eau emporte nos péchés.

Le Vent: Le souffle divin

L'entité invisible, capable de modeler aussi bien la Terre que l'Eau avec une force insoutenable, mais qui sait aussi caresser un pétale de rose avec une tendresse ondoyante. Des prières que le Feu transforme lui sont offertes dans l'espoir qu'elles s'envolent et rejoignent le monde des ancêtres, afin qu'ils nous accordent en retour paix et prospérité. Les Grecs considéraient l'air comme la forme primitive de la matière, une impulsion spirituelle d'origine céleste, le donneur de vie dont ils étaient les témoins au premier souffle d'un nouveau-né. Quand cet élément contient un fil de la toile du Temps, même les montagnes doivent plier en témoignage de reconnaissance à la primauté transformationnelle du Vent. Aujourd'hui, nous le connaissons comme une protection invisible aux couleurs et aux émotions changeantes qui enveloppe toutes les créations vivantes – le souffle de vie de notre planète. D'autres peuples anciens voyaient dans le Vent un signe, un signe avant-coureur de changement, comme s'il traversait un rêve, lorsqu'il passe à travers la savane et la plaine, le désert et l'océan. Qui que nous soyons, où que nous vivions, la liberté du Vent soulage notre âme et permet à notre esprit de s'élever.