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Chronométrie Ferdinand Berthoud

Régulateur acier cémenté

Boîtier
Acier
Bracelet
Cuir
Boucle
Boucle déployante
Etanchéité
30 m
Taille
ø 44 mm
Epaisseur
13.95 mm
Mouvement
Mécanique à remontage manuel
Réserve de marche: 53 h, 21600 alternances / heures
Fonctions
Heures, Minutes, Secondes, Réserve de marche, Tourbillon
Référence
FB 1R.6-1
Année
2018
Collection
FB 1R / Série limitée à 20 exemplaires
Prix TTC
230'000 CHF
Description

Vidéo

CHRONOMÈTRE FERDINAND BERTHOUD FB 1R.6-1

UN RÉGULATEUR À L’ÉPREUVE DU TEMPS

Inspiré de l’horloge de marine N° 7 que Ferdinand Berthoud fabriqua en 1767, la construction et l’affichage du Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 bousculent la tradition. Constitué d’une planche de régulateur en maillechort rhodié noir décoré de traits tirés, le cadran présente trois ouvertures : les heures (2 h), les minutes (12 h) et la réserve de marche (10 h). Le calibre FB-T.FC.R, doté d’une architecture en piliers, propose un tourbillon à seconde centrale dont la force constante est fournie par un mécanisme de transmission par fusée-chaîne intégrant un dispositif de différentiel à satellites et d’arrêtage à croix de malte.  Fidèle à la quête de précision du maître horloger, ce garde-temps certifié chronomètre par le COSC est proposé en une édition limitée à 20 pièces en acier cémenté.

Le Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 puise son inspiration dans les instruments scientifiques qu'étaient les chronomètres de marine de Ferdinand Berthoud. Son apparence s’inspire directement de l'Horloge de Marine N° 7, dont l’affichage déroge aux règles habituelles des régulateurs, qui octroient aux heures, aux minutes et aux secondes un emplacement différent du cadran, par l'utilisation d'une grande aiguille des secondes au centre.

Privilégiant la lecture du temps et sa mesure précise, l’affichage du modèle FB 1R s’inscrit ainsi dans la philosophie-même du maître horloger. Il y a consacré l’essentiel de sa vie et de son œuvre en tant qu’horloger-mécanicien de la marine française.

UN RÉGULATEUR HORS DU COMMUN

La construction du Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 est d'un nouveau type, se distinguant nettement de tous les affichages régulateur existants. Au lieu de présenter une haute ouverture qui dégage la vue sur le tourbillon et la roue entraîneuse de seconde, le Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 propose un cadran majoritairement plein. En fait de cadran, il s'agit de la face arrière de la planche de complication qui opère l'affichage régulateur.

Il est réalisé en maillechort, satiné à la main dans le sens de la verticale et rhodié noir. Il est muni de trois ouvertures de petite taille. La première permet la lecture des heures, décentrée à 2 heures. Elles s'affichent sur un disque en saphir traité antireflet et décalqué de chiffres arabes qui se lisent nettement par contraste avec un fond blanc. La seconde dévoile un mécanisme d'affichage de la réserve de marche inédit. Il est mis en avant par une large découpe dans le cadran, qui dévoile une partie de la platine finement sablée et rhodiée noire. La troisième ouverture est située au centre du compteur des minutes à 12 heures et laisse apparaître le rouage.

Les secondes sont, quant à elles, affichées en périphérie du cadran sur un rehaut plat en maillechort microbille, anglé et rhodié noir.

STRUCTURE ET FINESSE DU CALIBRE FB-T.FC.R

Le calibre FB-T.FC.R est construit selon une architecture unique. Ce mouvement à remontage manuel présente 18 ponts en maillechort refermés par des piliers en titane poli, enserrant les organes mécaniques. Cette construction est caractéristique des chronomètres de marine du XVIIIème siècle. Cette démarche architecturale se retrouve dans le dessin de tous les composants, et surtout dans l'équilibre symétrique du mouvement.

La particularité du calibre FB-T.FC.R est que son barillet et sa fusée sont inversés, tête en bas, et surtout qu'ils sont tous deux suspendus. Ils ne sont tenus que d'un côté. Cette construction fait l'objet d'une demande de brevet et permet d'économiser quelques précieux millimètres. Ainsi, avec 9,89 mm, le mouvement du Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 reste très plat pour sa catégorie malgré l'affichage régulateur et la nouvelle indication de réserve de marche.

EGALISATION DU COUPLE

Ce mouvement est l'un des rares à présenter une transmission par chaîne et fusée, qui est la solution la plus ancienne pour obtenir une force constante à l'échappement. Elle agit comme une boîte de démultiplication automatique. Selon le niveau de remontage, le couple délivré par le barillet varie.

Lorsque le mouvement est entièrement remonté (53 heures de réserve de marche), la chaine se trouve totalement enroulée sur le petit diamètre de la fusée, le ressort de barillet dispose alors de sa puissance maximum. Cette force diminue à mesure que le temps passe, la chaîne s’enroulant sur le tambour et passant du petit au grand diamètre de la fusée. La variation du diamètre de la fusée compense alors la diminution du couple au ressort de barillet. L’échappement reçoit ainsi une énergie constante, ce qui égalise l’amplitude du balancier et améliore la précision chronométrique du mouvement.

TOURBILLON À SECONDE CENTRALE

Couplé au mobile de seconde, le tourbillon du calibre FB-T.FC.R est constitué de 67 éléments regroupés dans une cage en titane de 16.55 mm de diamètre. Elle est fixée à une arche d’acier en forme de flèche parfaitement polie et anglée à la main, dont la tête pointe entre le barillet et la fusée. Pour équilibrer le balourd de l'échappement, deux masselottes en or 18 carats uniformisent les masses de cette cage de tourbillon de grande dimension. Il participe à conférer au calibre FB-T.FC.R son rang de chronomètre, un titre qui lui est décerné par le Contrôle Officiel Suisse Des Chronomètres (COSC). Un aspect vient achever de rendre ce tourbillon si particulier. Il effectue une rotation par minute, mais n'indique pas la seconde car le Chronomètre Ferdinand Berthoud FB 1R.6-1 est un des rares tourbillons à posséder une trotteuse centrale.

Extrêmement longue et fine, fabriquée en bronze doré, elle avance avec une précision et une stabilité remarquables.

UN BOÎTIER ULTRA-RESISTANT

Limité à 20 exemplaires, le modèle FB 1R.6-1 possède un boîtier de 44 mm de diamètre en acier cémenté. Cet acier a subi un renforcement de sa structure moléculaire par un procédé thermochimique de diffusion de carbone en phase gazeuse ; ce qui lui garantit une dureté exceptionnelle de 1200 Vickers en surface le rendant extrêmement résistant. Il possède une grande résistance à la corrosion et est également biocompatible.

Le choix de cet acier utilisé aujourd’hui dans l’industrie aérospatiale renvoie aux expéditions en mer réalisées grâce aux Horloges Marines produites par Ferdinand Berthoud au XVIIIème siècle. Ces dernières rendaient obligatoire l’utilisation de matériaux extrêmement résistants.

La couronne moletée de 9mm de diamètre en acier inox pourvue d’un médaillon en céramique noire garantit, quant à elle, un remontage aisé du mouvement.

CÔNE MOBILE SUSPENDU ET RÉSERVE DE MARCHE À RESSORT SPIRAL

Faisant l’objet d’une demande de brevet, le dispositif d'indication de réserve de marche est très sophistiqué. Visible à travers l’ajourage du semi-pont côté fond, un cône tronqué monte et descend sur une vis sans fin, connectée au barillet. Sur ce cône suspendu est posé un palpeur, un bras terminé par un rubis, dont la position sur le cône reflète le niveau d’armage et de désarmage du barillet.

Le palpeur transmet la quantité d’énergie accumulée par le ressort moteur à un ensemble de leviers plats finement anglés et rhodiés, visible à travers une découpe dans la planche de régulateur. Son rôle est d’amplifier le déplacement de l’aiguille de réserve de marche. Un ressort spiral, placé en bout de course, exerce une force sur le support d’aiguille de réserve de marche. Ce ressort permet un rattrapage des jeux de l’ensemble des composants de ce mécanisme et d’afficher la réserve de marche avec une précision inégalée.

De nombreux calculs mathématiques complexes et divers tests ont permis d’affiner la géométrie de ce ressort, fabriqué dans un alliage de nickel-phosphore, afin de garantir la concentricité des spires dans tous les états d’armage et de désarmage et d’éviter ainsi une déformation inesthétique et préjudiciable au bon fonctionnement du mécanisme. Ce mécanisme ingénieux est empreint de l’esprit d’expérimentateur de Ferdinand Berthoud lui-même, qui explorait volontiers des solutions sortant des sentiers battus.