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MB&F

Legacy Machine Perpetual

Boîtier
Platine
Bracelet
Cuir
Boucle
Boucle déployante
Etanchéité
30 m
Taille
ø 44 mm
Epaisseur
17.5 mm
Mouvement
Mécanique à remontage manuel
Réserve de marche: 72 h, 18000 alternances / heures
Fonctions
Date, Jour, Heures, Minutes, Mois, Quantième perpétuel, Réserve de marche, Année
Référence
03.PL.W
Année
2015
Collection
Legacy Machine / Série limitée à 25 exemplaires
Prix HT
181'500 CHF
Description

Vidéo

Le calendrier perpétuel réinventé

MB&F et l’horloger indépendant irlandais Stephen McDonnell sont partis d’une feuille blanche pour totalement réinventer une des plus traditionnelles complications horlogères: le calendrier perpétuel. Le résultat est la Legacy Machine Perpetual, arborant un mouvement maison visuellement saisissant — développé à partir de zéro dans le but d’éliminer les inconvénients de ses équivalents conventionnels.

Le caractère spectaculaire de la complication, que l’on peut apprécier pleinement côté cadran, n’est que l’un des nombreux avantages offerts par ce nouveau mouvement contrôlé par un processeur mécanique (brevet en attente).

La LM Perpetual se caractérise par un calibre de 581 composants complètement intégré — pas de module monté sur un mouvement de base —, doté d’un système révolutionnaire pour calculer le nombre de jours de chaque mois. Côté esthétique, ce calendrier perpétuel réinterprète le design traditionnel de manière holistique, en présentant la complication dans son ensemble, et sans recours à un cadran, le tout surplombé d’un impressionnant balancier suspendu.

Le calendrier perpétuel est l’une des grandes complications traditionnelles. Il effectue le calcul complexe, apparemment aléatoire, du nombre variable de jours dans chaque mois — y compris des 29 jours du mois de février pour les années bissextiles. Cependant, les modèles traditionnels présentent quelques inconvénients: sauts de date malencontreux, dommages relativement fréquents si on effectue le réglage quand le changement de date est en cours, et compromis relatifs au montage de modules sur des mouvements de base.

Le mouvement complètement intégré spécifique à la Legacy Machine Perpetual a été conçu de A à Z en vue d’une utilisation sans risque: plus de dates sautées ou de rouages grippés et, grâce à des poussoirs de correction qui se désactivent automatiquement, plus de problèmes aux changements du calendrier. 

Les mécanismes traditionnels de calendrier perpétuel prennent pour référence les mois de 31 jours et « suppriment » les quantièmes superflus pour ceux qui en comptent moins — ils passent en accéléré sur les dates inutiles au cours du changement de date. Un calendrier perpétuel traditionnel passe du 28 février au 1er mars en faisant défiler rapidement les 29, 30 et 31 avant de s’arrêter sur le 1er.

Avec la LM Perpetual, le système traditionnel de calendrier perpétuel est inversé. Un « processeur mécanique » remplace l’encombrant système de grand levier conventionnel et prend pour référence le mois de 28 jours, ajoutant les quantièmes nécessaires pour les autres. On obtient le nombre exact de jours pour chaque mois sans passer par un avancement rapide et sans devoir sauter des jours superflus. De plus, alors que le calendrier perpétuel traditionnel implique le défilement de 47 mois pour corriger l’année bissextile, la LM Perpetual dispose d’un poussoir spécifique pour la régler instantanément.

Avec le cadran ajouré qui dévoile l’ensemble de la complication et le balancier suspendu, la mécanique parfaitement harmonieuse de la LM Perpetual prend clairement la vedette. Et, grâce à un remarquable subterfuge technique, le fascinant balancier qui plane en hauteur est relié à l’échappement placé au dos du mouvement par ce qui est probablement l’axe de balancier le plus long au monde.

Un système novateur, développé spécialement pour la LM Perpetual, permet aux sous-cadrans de « flotter » au-dessus du mouvement, sans attaches apparentes. Ajourés, ils reposent sur des tenons invisibles, impossibles à placer dans les mécanismes de calendriers perpétuels traditionnels car ils bloqueraient le mouvement du grand levier.

En suivant le tour du cadran dans le sens des aiguilles, on découvre l’affichage des heures et des minutes, niché entre les élégantes arches du balancier, à 12 heures, du jour de la semaine à 3 heures, de la réserve de marche à 4 heures, du mois à 6 heures, du cycle rétrograde des années bissextiles  à 7 heures et de la date à 9 heures.

LM Perpetual: la complexité simplifiée avec intégrité et élégance.

Pour son lancement, la Legacy Machine Perpetual est limitée à 25 pièces en or rose 18K 5N+ et 25 pièces en platine 950.

Inspiration et réalisation

L’idée de la collection Legacy Machine a germé lorsque Maximilian Büsser, le propriétaire et directeur artistique de MB&F s’est demandé : « Que se serait-il passé si j’étais né en 1867 au lieu de 1967 ? Avec l’apparition des premières montres bracelets au début des années 1900, j'aurai eu l’envie de créer des machines tridimensionnelles à porter au poignet. Sauf que Goldorak, Star Wars et les avions à réaction n’auraient pas été là pour m’inspirer. J’aurais eu les montres de poche, Jules Verne et la Tour Eiffel. A quoi allait donc ressembler mes machines de l’époque ? Elles auraient forcément été rondes et tridimensionnelles. » Cette réflexion a donné naissance à la Legacy Machine N°1 lancée en 2011 et, plus tard, à la LM2 et à LM101.

Le projet LM Perpetual a démarré lors d’une rencontre entre Maximilian Büsser et l’horloger nord-irlandais Stephen McDonnell. « Friend » de longue date de la marque, Stephen McDonnell a joué un rôle important dans la réalisation de la toute première montre MB&F, Horological Machine N°1. Alors que Maximilian Büsser envisageait le développement d’un calendrier perpétuel pour la quatrième montre de la collection Legacy Machine, Stephen McDonnell a suggéré un concept de son cru, répondant à la plupart des problèmes posés par les modèles conventionnels. 

La Legacy Machine Perpetual a vu le jour au bout de 3 ans et de nombreuses nuits blanches.

Les calendriers perpétuels conventionnels

Les calendriers perpétuels conventionnels sont généralement composés de complications modulaires montées sur des mouvements existants. Les indications du calendrier sont synchronisées par un grand levier qui traverse la surface de la complication en passant par le centre. Quand la date change, ce levier transmet les informations aux composants et mécanismes appropriés en effectuant des va-et-vient.

Le fonctionnement d’un grand levier conditionne la construction de la complication qui ne supporte rien de gênant en son centre : il est par exemple impensable de réaliser un balancier suspendu avec un axe  plongeant vers un échappement placé au verso du mouvement.

Avec un tel levier, le cadran du calendrier perpétuel doit être entier, éventuellement avec des découpes ou des guichets, puisqu’il est impossible de placer des sous-cadrans sur des tenons qui bloqueraient le mouvement du mécanisme.

Dans le système traditionnel à grand levier, on suppose, par défaut, que tous les mois comptent 31 jours. A la fin des mois de moins de 31 jours, le mécanisme fait passer les dates superflues en accéléré avant de s’arrêter sur le 1er du mois suivant. Les manipulations ou réglages de la date effectués durant un passage peuvent endommager le mécanisme et entraîner des réparations coûteuses. Les dates peuvent également sauter ou passer accidentellement et annuler la raison d’être du calendrier perpétuel, à savoir la programmation pour des années ou des décennies.

« Pour moi, les calendriers perpétuels sont des montres boomerangs car elles reviennent souvent en réparation », explique Maximilian Büsser. « Les mécanismes s’enrayent, se bloquent, cassent ou sautent des jours de manière trop intempestive. »

Le processeur mécanique

Dans la Legacy Machine Perpetual, on utilise un « processeur mécanique », en attente de brevet, qui repose sur une série de disques superposés. Ce processeur révolutionnaire prend, par défaut, le nombre de 28 jours pour référence — en toute logique car tous les mois comptent au moins 28 jours — et ajoute les quantièmes supplémentaires si nécessaire. On est alors sûr que chaque mois comptera le nombre exact. Comme les sauts accidentels sont éliminés, il est impossible que la date passe anormalement.

En outre, grâce à une came planétaire, le processeur mécanique permet un réglage instantané de l’année en cours et donc un affichage correct pour les quatre années du cycle bissextile. Il n’est plus nécessaire de passer par le déroulement préalable de 47 mois, comme dans un calendrier perpétuel traditionnel, pour atteindre les bons mois et années.

Enfin, le processeur mécanique comprend un système de sécurité intégré qui déconnecte les poussoirs de réglage rapide pendant le processus de changement de date, éliminant tous les risques de dégâts consécutifs.

La conception et le développement du calendrier perpétuel commandé par processeur mécanique représentent un remarquable exploit que Stephen McDonnell a poussé très loin, en réussissant à placer les 581 composants du mouvement dans un boîtier de presque la même taille que celui de la LM1.

Ouverture d’un nouvel univers esthétique pour les calendriers perpétuels

Se passer du grand levier de calendrier a engendré une esthétique complètement nouvelle, irréalisable avec l’utilisation des systèmes conventionnels. Le processeur mécanique MB&F peut être placé ailleurs qu’au centre de la complication, dégageant ainsi de l’espace et laissant libre cours au design, car il n’est plus nécessaire de construire un cadran entier.

La Legacy Machine Perpetual saisit l’opportunité offerte par son mouvement complètement intégré pour placer le mécanisme de calendrier perpétuel côté cadran, de sorte qu’il puisse être apprécié de face. Compte tenu du nombre d’indications, la lisibilité des calendriers perpétuels pose souvent des problèmes que la LM Perpetual résout en utilisant des sous-cadrans ajourés (excepté pour l’heure) qui semblent flotter au-dessus de la complication, sans attaches apparentes.

Balancier au-dessus, échappement en-dessous

Autre innovation, la Legacy Machine Perpetual intègre ce qui est probablement le plus long pignon au monde pour relier son élégant balancier flottant, suspendu en hauteur, à l’échappement placé au verso du mouvement. Il était essentiel de valider la fiabilité de cette approche avant de se lancer dans tout autre développement.

Au dos du boîtier, si c’est l’échappement qui produit l’animation, ce sont surtout les finitions main spectaculaires sur les ponts et platines qui attirent l’œil.